François Barrillot

Résumé

François Barrillot Lamartine devant le tribunal du peuple… (1848)

Il vit que le peuple souffrait, qu'il y avait dans ce peuple, que certains esprits malveillants qualifièrent du nom de canaille et de populace, il vit, dis-je, qu'il y avait de l'intelligence, l'amour du bien * l'aspiration du beau, et qu'une pensée divine germait dans les masses, ce qui fit dire au grand poète : « La poésie n'est plus dans les hautes régions de là société, elle est dans le peuple, c'est là que vous là trouverez forte et vivace!... »
Source : Gallica

François Barrillot Lamartine devant le tribunal du peuple… (1848)

L'expérience est une sage conseillère, elle vient d'apprendre au peuple, pour la dernière fois, qu'une autre guerre fratricide achèverait de couper les ailes de la liberté et nous ramènerait un roi. Ainsi, messieurs les monarchistes, vous pouvez tramer vos complots dans l'ombre, vous ne ferez plus descendre le peuple dans la rue: c'est assez de nos journées de juin; il puisera sa force dans le suffrage universel; et, sans attaquer vos propriétés ni vos personnes, il saura se gouverner lui-même et se rendre heureux sans votre concours.
Source : Gallica

François Barrillot Lamartine devant le tribunal du peuple… (1848)

Voilà ce qu'un homme de génie comme Lamartine comprend mieux que personne; et pourtant il n'est ni communiste, ni Fouriériste, ni Saint-Simonien. Mais il restchrétien, et tout le mondé sait que le christianisme pur, dégagé de toutes ses superstitions monstrueuses et ridicules, est la racine des théories sociales qui sont en germe depuis vingt ans. J'ignore quelle espèce de fruits ces branches porteront, mais ce que je n'ignore pas, c'est que la vieille société s'en va droit à sa tombe, comme une femme centenaire qui chemine à petits pas
Source : Gallica

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