Résumé

Un mot au peuple (1848)

“ Les hommes usent leur énergie à des vengeances, tandis qu'ils devraient l'employer au bien général; puis enfin c'est l'Helvétie, la noble patrie des Guilhem-Tell et des Vinkelried ; ses enfans comprennent, après de nombreuses et dures épreuves, qu'une révolution est nécessaire pour arriver à l'unité, ce noeud gordien, gage de la puissance. Et la France chercherait à briser ce noeud mystérieux qui fait sa force !
Ce qui constitue la puissance d'une nation, citoyens, c'est l'unité.
”
Source : Gallica

Un mot au peuple (1848)

“ Ne vous trompez pas à ces faux-semblans de Yertu : ce sont des tartufes de patriotisme. Vous avez, sans doute, auprès de vous des hommes que vous avez pu juger dans leur vie de famille et de citoyens : hé bien, à ces hommes dont la franchise, la loyauté vous sont connues, confiez la mission de défendre les droits du pays, d'organiser la République. Il importe peu qu'ils aient le talent de la parole, il importe avant tout qu'ils aient du coeur et qu'ils ne se laissent pas effrayer par les orages populaires. ”
Source : Gallica

Un mot au peuple (1848)

“ La France l'a vu fuir avec indifférence, sans y songer, comme on voit fuir tous les jours le nuage qui obstruait les rayons du soleil. Et maintenant que le soleil de la liberté a lui pour tous les hommes, qu'à son foyer se sont attachés les grands principes de charité, de liberté, montrons que nous savons sacrifier nos haines personnelles à l'amour sacré de la patrie : faisons voir que la France entière a communié pour un principe et saura verser, pour le défendre, le plus pur de son sang. ”
Source : Gallica

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