Pierre Gabriel Deydou

Résumé

Pierre Gabriel Deydou Lamartine : étude (1869)

Eminence, vous avez connu, aimé Lamartine dans ses jours prospères: vous l'avez consolé dans ses délaissements; vous vous plaisez à nous citer ses plus beaux vers. Vous nous disiez naguère, en termes touchants, le triste abandon de ses dernières années, son retour à la foi et aux pratiques pieuses de son adolescence ; permettez-nous de redire en votre présence, et devant cet auditoire bienveillant, la gloire-de votre poète favori, ses torts, ses malheurs. La jeunesse, qui ignore bien des choses, se laisse éblouir par tout ce qui brille, émouvoir par tout ce qui souffre
Source : Gallica

Pierre Gabriel Deydou Lamartine : étude (1869)

Lamartine s'était recherché lui-même; volontairement abusé sur ses vrais instincts, sur ses vraies aptitudes, il avait méprisé ce qui faisait sa gloire, et ambitionné la fonction du pilote, tandis qu'il était né pour être le barde qui charme par ses chants les ennuis de la traversée.
L'heure de l'expiation arriva. Jamais, pour aucun homme politique, le Capitole ne fut plus près de la roche Tarpéienne. Après trois mois de royauté morale, d'une sorte de dictature exercée avec la magnanimité d'un noble cœur, mais avec les indécisions d'un esprit sans prévoyance, Lamartine descendit du pouvoir.
Source : Gallica

Pierre Gabriel Deydou Lamartine : étude (1869)

La gloire ne peut être où la vertu n'est pas. (2) Comme il comprend le rôle de celui qui tient la lyre!
de ce cygne mélodieux qui doit glisser à la surface des lacs argentés, l'œil fixé vers le ciel, loin des rivages fangeux et des foules tumultueuses !
Le poète est semblable aux oiseaux de passage, Qui ne bâtissent point leur nid sur le rivage, Qui ne se posent point sur les rameaux des bois : Nonchalamment bercés sur le courant de l'onde, Ils passent en chantant loin des bords, et le monde, Ne connaît rien d'eux que leur voix.
Source : Gallica

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