Sosthène Cambray

Résumé

Sosthène Cambray Lamartine, 19 octobre 1890 (1890)

Le premier, dont tout le génie était dans les mouvements spontanés de son cœur, dans les divinations soudaines de son esprit; qui ne connaissait d'autre guide que la nature, d'autre science que l'inspiration du moment, d'autre art qu'une belle sincérité, servie par un instrument d'une merveilleuse harmonie; dont, en un mot, un éminent critique, qui était en même temps un poète, avait pu dire :
Lamartine, ignorant qui ne sait que son âme! mais dont l'ignorance superbe relevait la grandeur, car elle laissait couler plus librement le large fleuve de son éloquence et de sa poésie.
Source : Gallica

Sosthène Cambray Lamartine, 19 octobre 1890 (1890)

Au lieu d'une lyre à sept cordes de convention, il avait tiré des accents nouveaux des propres fibres de son cœur. Aussi a-t-il pu dire avec vérité : « Je n'imitais plus personne; je m'exprimais moi-même pour moi-même. Le public entendit une âme sans la voir. Il vit un homme au lieu d'un livre. Depuis J. -J. Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre et Chateaubriand, c'était le poète qu'il attendait.»
Lorsque parut ce petit livre des Méditations, l'effet en fut immense; non pas à la manière d'un coup qui éclate, mais d'une émotion profonde qui retentit dans les âmes et qui se propage.
Source : Gallica

Sosthène Cambray Lamartine, 19 octobre 1890 (1890)

Il y jette bien un défi à la Divinité insondable, mais ce n'est pas au nom de son incrédulité, c'est au nom de sa foi inébranlable en une justice éternelle, et, fort de l'instinct de sa conscience, il s'écrie :
Dieu serait-il ingrat quand l'homme est magnanime?
Par son caractère dominant l'oeuvre de Lamartine n'était pas seulement le reflet d'une âme, mais d'une époque.
La France, elle aussi, se sentait heureuse, en dépit des efforts des partis, et la sérénité de son esprit se reflétait en toutes choses.
Source : Gallica

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