Sosthène Cambray, Lamartine, 19 octobre 1890 (1890)
“ Le premier, dont tout le génie était dans les mouvements spontanés de son cœur, dans les divinations soudaines de son esprit; qui ne connaissait d'autre guide que la nature, d'autre science que l'inspiration du moment, d'autre art qu'une belle sincérité, servie par un instrument d'une merveilleuse harmonie; dont, en un mot, un éminent critique, qui était en même temps un poète, avait pu dire : Lamartine, ignorant qui ne sait que son âme! mais dont l'ignorance superbe relevait la grandeur, car elle laissait couler plus librement le large fleuve de son éloquence et de sa poésie. ”
