Denis Guibert

Résumé

Denis Guibert Lamartine devant l'opinion (1867)

On verra par là si le citoyen n'égalait pas en lui le poète.
« La poésie n'a été pour moi que ce qu'est la prière, le plus beau et le plus intense des actes de la pensée, mais le plus court, et celui qui dérobe le moins de temps au travail du jour. La poésie c'est le chant intérieur.
Que penseriez-vous d'un homme qui chanterait du matin au soir. Je n'ai fait des vers que comme vous chantez en marchant quand vous êtes seul, débordant de force dans les routes solitaires de vos bois. Cela marque le pas, et donne la cadence aux mouvements du cœur et de la vie. Voilà tout. »
Source : Gallica

Denis Guibert Lamartine devant l'opinion (1867)

Et ta main, étouffant le son qu'elle a tiré, Plus juste arrachera des cordes de ta lyre La corde injurieuse où la haine a vibré !
Mais moi j'aurai vidé la coupe d'amertume Sans que ma lèvre même en garde un souvenir ; Car mon âme est un feu qui brûle et qui parfume Ce qu'on jette pour la ternir.
Obligé de renoncer à la vie publique pendant deux ans, Lamartine se décida à accomplir son voyage en Orient. Ce berceau du genre humain qui a exercé une si puissante attraction sur tant de grands esprits de ce siècle, Byron et Chateaubriand, entre autres, ce pays
l'attirait invinciblement.
Source : Gallica

Denis Guibert Lamartine devant l'opinion (1867)

L'ambition alors était toute sa politique. Sans principes arrêtés, il n'aimait de la démocratie que son trouble.
Il amusait le peuple et le passionnait à la fois. Satisfait de ce double ascendant, il se dispensait de la respecter, il ne lui parlait ni de principe, ni de retour, mais de force. Luimême n'adorait guère que sa force. Il était le centre de tous ces hommes qui ne cherchent dans les événements que la grandeur. Mais, les autres n'avaient que la bassesse du vice; les vices de Danton étaient héroïques. Son intelligence touchait au génie.
Source : Gallica

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