Résumé

Bibliothèque nationale En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre (1990)

Il se souvient – lui, le seul – de plusieurs instants de grande clarté (la poésie des troubadours, et aussi bien celle de l'Île de France, et encore celle de l'Italie) , il est le lieu d'une mémoire et il ploie tant de savoir et d'écoute à la loi suprême du réel : souffrir d'amour, qui le rend à soi et l'élargit, le menant au-delà de lui-même. Sa fidélité, son infortune se muent en un dépassement très réaliste de la quotidienneté
qui est sienne. Et, bruissant du chant du monde, Délie nous propose son pur destin de langue. Éblouissement, incantation, travail âpre de l'incarnation.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre (1990)

Rien de plus vrai que le livre humble, paré de rien que la clarté simple des formes qui rend le texte lisible, rien de plus légitimement émouvant qu'un vieux numéro tout cabossé de Critique, disons, ou quelques couvertures de collections qui ont changé leur époque, que ce soit en littérature ou dans les sciences, rien de plus un appel que toute couverture nouvelle, quand elle n'est que ses mots et avant que ceux-ci n'en aient éteint la promesse, rien qui dise mieux ce qu'est le livre – l'écrit, cette fois, cet acte qui ne vaut que par l'élan qui le porte au-delà de soi.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre (1990)

Le mythe Rimbaud se propose dès lors à qui s'y trouve confronté comme un mystère à élucider ou du moins à scruter jusqu'à l'aveuglement. Mais il n'est pas certain non plus qu'il faille à tout prix vouloir découvrir à la racine des actions des raisons insoupçonnées et il y a assurément plus de profit à accepter telles quelles les vérités brutes d'un
destin, à se soumettre à l'évidence de leur lumière. Rimbaud n'agit jamais que par nécessité, il vient à la littérature pour ne pas mourir, pour que ne l'emporte pas la grande tourmente que, dès son enfance, il sent gronder en lui.
Source : Gallica

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