Léon Séché,
Revue des Deux Mondes
“ Je vous ai écrit hier, mais je reçois une lettre de vous qui m’a été au cœur et je cède à l’entrainement de vous le dire sous l’impression du premier moment. Mon ami, je sens votre tristesse, elle semble me rappeler quelque chose que j’ai senti. J’y reconnais ce vrai que j’aime. En la lisant, j’ai pardonné, j’ai effacé toute récrimination, j’ai été triste avec vous, comme si nous n’avions rien pu ni l’un ni l’autre pour nous épargner le regret. Croyez-le bien, quand le temps a tant passé sur une affection, il ne dépend guère de ceux qu’elle a laissés purs, de la rompre et de chercher ailleurs. ”
