Arthur Le Moyne de La Borderie

Arthur Le Moyne de La Borderie

Résumé

Portrait de Arthur Le Moyne de La Borderie Arthur Le Moyne de La Borderie Galerie bretonne historique & littéraire (1881)

Des Forges s'est plu à peindre sa patrie comme une terre triste et sauvage, fermée au culte des lettres, au goût des choses de l'esprit, où l'on sait à peine ce que c'est qu'un vers, où l'on ne trouverait pas une âme à qui parler poésie, théâtre, littérature.
C'est là une grande et injuste exagération.
Sans sortir des Œuvres de notre poëte, il est aisé de se convaincre, par son propre témoignage, qu'au Croisic et en Bretagne, tout autour de lui, il rencontrait des esprits ouverts et cultivés, très-capables de comprendre, d'apprécier, d'encourager ses études et ses inspirations.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Le Moyne de La Borderie Arthur Le Moyne de La Borderie Galerie bretonne historique & littéraire (1881)

De même, Néricault Destouches, le premier auteur comique de ce temps, mit dans le Mercure une pièce où on lit :
Je veux d'une Muse nouvelle Chanter les admirables traits; Et la déesse la plus belle Pour mon cœur auroit moins d'attraits Que n'en a l'illustre Immortelle Qui porte le nom de MALCRAIS.
Sans l'avoir vue, il fait son portrait : Son esprit me la représente Vive, gracieuse, amusante; De ses beaux yeux le feu charmant Pénètre jusqu'au fond de l'âme.
Qui la voit, l'entend un moment, Ressent la plus ardente flamme Et fait en soi-même serment De l'aimer éternellement.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Le Moyne de La Borderie Arthur Le Moyne de La Borderie Galerie bretonne historique & littéraire (1881)

Malgré ses déceptions de 4774, dix ans après, il ne songe encore qu'à la Bretagne. Sous les lambris du palais Bourbon, ce qu'il voit dans sa pensée, ce qui remue son cœur, ce n'est ni Versailles, ni Chantilly, ni Ferney. C'est le jeune paysan qui fut son ami d'enfance, c'est le manoir où il naquit, l'église où il fut baptisé, les bois, les vallons témoins de ses premiers jeux; c'est le pauvre coin de terre natal, ce petit coin de patrie qui vit toujours dans le cœur du Breton, et dont l'image, à la fois amère et douce, fait dans l'exil son charme et son désespoir.
Source : Gallica

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