Résumé

Stéphane Halgan Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle

Du Bois-Hus exprime sa joie d’être Français avec une bonne humeur et une bonhomie qui sentent leur Breton d’une lieue ; mais il est temps de le faire connaître comme poète, et, sans m’astreindre à le suivre pas à pas, j’irai glanant dans son œuvre ce qui me semblera mériter d’échapper à l’oubli.
Je suis loin de prétendre que Du Bois-Hus n’ait pas eu les défauts poétiques de son temps : pas plus que ses meilleurs contemporains, il n’a su se préserver du jargon des ruelles, ni de la fausse élégance des précieuses que Molière devait vouer à l’immortalité du ridicule.
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Stéphane Halgan Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle

Ainsi, ô mon Dadier, de ta Muse la gloire,
S’unissant à Mantoue, au temple de Mémoire
Te prépare un laurier à jamais verdoyant.
Je ne me demanderai plus, en étudiant les vers de Dadier, où et quand notre poète n’a été qu’un simple traducteur ; les traductions poétiques de son époque ont toute la saveur d’œuvres originales. Seulement, comme les divisions du poème appartiennent au Mantouan, je ne m’astreindrai pas à les suivre minutieusement, et je me placerai au point de vue du style et de la langue, beaucoup plus qu’à celui de la composition.
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Stéphane Halgan Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle

Des élégies fades, des épigrammes émoussées, des sonnets sans pointes, des déclarations d’amour sans passion ni bon goût, des madrigaux sans trait, des églogues ou des satires sans fraîcheur et sans style, des galanteries à donner des nausées, voilà l’œuvre de ce pauvre poète qui se plaît à entremêler vers et prose, et auprès duquel Saint-Évremond est un Homère et le galant Dumoustier un Horace.
Je ne citerai de lui que le seizième sonnet, non qu’il soit un chef-d’œuvre, mais il est inspiré par une vue de la Loire.
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