Georges Pellissier, La Vie et les oeuvres de Du Bartas… (1883)
“ Rien de plus monotone qu'un versificateur qui décrit pour décrire ; ainsi comprise, la poésie n'a plus d'âme; elle peut être un brillant miroir du monde, mais elle ne parle pas au cœur. Chez du Bartas, nous l'avons déjà dit, le poète et l'homme sont étroitement unis et confondus. Comme il représente l'esprit de Dieu soufflant la vie dans la masse informe et inerte du chaos, lui-même écrit un poème qui, d'un bout à l'autre, est toujours animé de sa propre âme, répandue pour ainsi dire dans les membres de ce grand Tout, dont il célèbre la création. ”
