Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Du Bartas, du premier jour, se posa comme un poète religieux. Ronsard et son école toute païenne régnaient alors. Notre nouveau venu, au moins par le fond de l’inspiration, s’en détache : il évoque Uranie, la muse des célestes et graves accords ; elle lui apparaît et l’endoctrine. Au moment où Desportes (1573) effémine la lyre et où toutes les jeunes voix répètent ses chansons, Du Bartas renfle l’accent et proteste contre les mignardises. C’est à la Bible qu’il se prend, c’est aux sujets sacrés qu’il demande une moralité élevée et salutaire. ”
