Henri Chamard,
Histoire de la Pléiade. 4
(1963)
“ Et le sçavoir hautain de nostre astrologie, Par un art tressubtil de fables ont voilé, Et des yeux ignorans du peuple reculé. Dieu les tient agitez, et jamais ne les laisse, D'un aiguillon ardant il les picque et les presse. Ils ont les pieds à terre, et l'esprit dans les Cieux. Le peuple les estime enragez, furieux. Ils errent par les bois, par les monts, par les prées, Et jouyssent tous seuls des Nymphes et des Fées 2. Telle est la noble conception, étrangère au Moyen Age, que la Pléiade apportait à la France. ”
