René Ghil,
La Tradition de poésie scientifique
“ « La Poésie-scientifique n’est pour la science qu’une parure. » ! D’autant étrange, cette parole, qu’à quelques lignes de là, il se montre exactement averti, pour une part, d’où et de quelles matières apportées par la science se dégagera désormais l’émotion nouvelle du poète, — et il entend ici, sans erreur, le poète-scientifique : « Si à la poésie est nécessaire le mystère, — il n’est pas à craindre qu’il puisse disparaître, il ne peut que reculer. Si loin que la Science pousse ses conquêtes, son domaine ne comprendra pas tout. »... ”
