Théodore Agrippa d’Aubigné,
Les Tragiques. Livre premier : Misères
(1616)
“ En même temps l’esprit rationaliste fait son apparition et commence à tout envahir. Bientôt des théoriciens viendront qui se proposeront de tout asservir, même l’inspiration, aux règles sévères et étroites de la raison et du bon goût. Au xviie siècle il n’y aura plus place pour une poésie aussi étrange et aussi primesautière que celle des Tragiques. D’Aubigné sera oublié. On peut le regretter : car nos poètes classiques auraient trouvé chez lui ce qui leur a le plus manqué : un lyrisme vraiment religieux, et la formule, incomplète peut-être, mais singulièrement juste, de l’épopée moderne. ”
