Charles Silvestre,
Aimée Villard, fille de France
(1924)
“ Depuis que Jacques Lavergne l’avait rencontrée à bicyclette comme elle revenait de la procession des Rogations, Aimée l’avait revu à la faveur de la belle saison. Il l’avait émue par des paroles gentilles et de tendres assiduités. Elle appelait à l’aide de son émotion naissante les jours d’enfance où ils jouaient en sortant de l’école de Rieux. C’était un petit garçon tapageur et malicieux; tirer un bout de natte, pincer une fillette ou glisser dans son panier quelques pierres, c’étaient pour lui jeux naïfs et prétexte à rire longtemps. ”
