Henri de Régnier,
Les Jeux rustiques et divins
“ Le vieux vent d’est pleure dans les haies, Lourd d’avoir rôdé, l’aile basse ; Le pampre se desserre au tronc qu’il désenlace Et la terre s’éboule au talus qui l’étaie ; La joie est brève et l’heure passe, Et chacun marche vers un autre qui recule, Et la fleur de l’aurore est fruit au crépuscule Et le fruit d’or du soir est cendre dans la nuit. Je t’ai revue, Tu étais nue, Comme à l’aube où je vins par la route des blés, Moi qui reviens vers toi par le chemin des chaumes Avec le soir qui tremble et le pas de l’automne Aux échos de ma vie où riait le printemps ”
