Léon Deubel

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Résumé

Portrait de Léon Deubel Léon Deubel La lumière natale : poèmes (1922)

LA LUMIÈRE NATALE 23
INSTANTS DE FÊTE
Comme un enfant craintif j'erre à travers les rues. L'ombre, ainsi qu'un automne, a flétri les visages, Et des paupières d'or d'un azur sans nuages Filtre le long regard des choses disparues.
En vain, je fuis la joie énervante qui rôde Et propage en la nuit sa grossière hystérie. C'est fête. La douleur des cuivres psalmodie... Et l'Ivresse, en haillons, prophétique, clabaude.
Sur la place, où dormaient des silences de lune, La crécelle d'un orgue a repris, une à une, Les valses à la mode en robes de paillons.
Source : Gallica

Portrait de Léon Deubel Léon Deubel La lumière natale : poèmes (1922)

Mais ce qui caractérise La Lumière Natale, c'est une spontanéité d'inspiration, une abondance de lyrisme, une aisance de rythme qu'il devait par la suite discipliner jusqu'à l'excès. Nul n'a aimé, plus que Deubel, à lancer un beau vers, plein et vibrant, et peut-être que chez aucun poète de sa génération on ne trouverait un plus grand nombre de ces vers merveilleusement frappés qui semblent entraîner avec eux toute une escorte d'images et de pensées. Mais souvent, chez lui, le poème, trop rempli, donne l'impression du tendu et du heurté.
Source : Gallica

Portrait de Léon Deubel Léon Deubel La lumière natale : poèmes (1922)

Il semble que La Lumière Natale, plus simple de ton, plus fluente que ses autres livres, marque une période de détente et de calme dans une existence douloureuse : elle reflète la grâce des belles journées d'automne que le poète avait admirées à Fiesole, la limpidité des ruisseaux de celte Franche-Comté où il avait passé une partie de sa jeunesse et où il aimait à revenir et le charme de ces entretiens confiants et enthousiastes qu'il prolongeait parfois fort avant dans la nuit, avec ses amis de Lille épris comme lui de littérature et de poésie.
Source : Gallica

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