Théodore Maurer, Fleurs morvandelles (1906)
“ Si le clair renouveau rit dans les genêts d'or, Et revêt les vergers de blanches broderies, La fin d'été, l'automne ont des grâces encor, Sous le rose manteau des bruyères fleuries. Ce n'est plus, dans les nids désertés, la chanson Des oiseaux nés d'hier mêlée à des bruits d'ailes; Mais la brise s'accorde au musical frisson De nos bruyères morvandelles. Le feuillage blessé sous la pâleur des jours, De la mort du soleil en vain m'est un présage; La nature m'est chère et me sourit toujours, Tant qu'elle chante et porte une fleur au corsage. ”
