Résumé

Théodore Maurer Les femmes de Shakespeare : sonnets… (1901)

L'aurore, et la rosée au coeur rose des roses,
L'eau de la source vive et le vin du cuvier.
Chantons la vigne pourpre et le pâle olivier, Regards mouillés, sourire aux lèvres entre-closes, Les ténèbres de l'âme et la candeur des choses, La ruche de l'abeille et le nid du pluvier;
Et la haine et l'amour, le meilleur et le pire : L'horrible est beau ! rugit superbement Shakspeare. Soyons doux au vaincu, parfois même au vainqueur.
Être l'ouvrier ferme et franc que rien ne plie, C'est bien. — Et ne t'endors, ami, qu'ayant au coeur La tranquille fierté de la tâche accomplie.
Source : Gallica

Théodore Maurer Les femmes de Shakespeare : sonnets… (1901)

Toi qui, sous les pieds blancs des saintes de triptyques, Dont le front resplendit dans l'or mat du vantail, Fais éclore, en des tons et des luisants d'émail, La floraison des lys et des roses mystiques;
Toi qui peins le Pasteur aux poses extatiques, A qui Dieu confia la garde du bercail, Et que nimbe un rayon filtré par le vitrail De la chapelle, où meurt un écho de cantiques;
Le pur Esprit qui vient t'aider comme un ami, A l'heure où te voilà doucement endormi, Livrant au rêve un coeur si crédule aux merveilles
Source : Gallica

Théodore Maurer Les femmes de Shakespeare : sonnets… (1901)

J'ai rêvé, la nuit dernière, des trois soeurs fatidiques.
(Macbeth.)
C'est nous qui dans ton coeur ayant semé le Crime, Avons épanoui la fleur, mûri le fruit, Macbeth! nous, les trois Soeurs, les larves de Minuit, Dont l'incantation fait frissonner l'abîme.
De Banquo vainement le spectre se ranime. Macbeth est roi ! Macbeth, que le Meurtre a conduit Par le chemin sinistre où le Chien noir les suit. Et voici sous leurs pieds l'éblouissante cime.
Macbeth règne ; il est plein de gloire. Macbeth, roi, Est revêtu d'horreur et couronné d'effroi.
Source : Gallica

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