Théodore Maurer, Les femmes de Shakespeare : sonnets… (1901)
“ L'aurore, et la rosée au coeur rose des roses, L'eau de la source vive et le vin du cuvier. Chantons la vigne pourpre et le pâle olivier, Regards mouillés, sourire aux lèvres entre-closes, Les ténèbres de l'âme et la candeur des choses, La ruche de l'abeille et le nid du pluvier; Et la haine et l'amour, le meilleur et le pire : L'horrible est beau ! rugit superbement Shakspeare. Soyons doux au vaincu, parfois même au vainqueur. Être l'ouvrier ferme et franc que rien ne plie, C'est bien. — Et ne t'endors, ami, qu'ayant au coeur La tranquille fierté de la tâche accomplie. ”
