Hérodias

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Trois Contes (1877)

Je n’ai pas besoin de vous dire avec quel plaisir j’ai relu Hérodias : et lu les deux autres contes qui l’accompagnent. Cela fait une admirable et exquise trilogie où le savant trouve son compte tout autant que le poète. Ces trois êtres si divers qui se tiennent par la main font la chaîne du passé au présent ; toute l’histoire humaine est là, et vos trois illuminés m’ont tout l’air de s’éclairer au même rayon, à travers les siècles. Vous avez prouvé une fois de plus que vous êtes passé maître dans la biologie des choses mortes et l’exégèse des choses vivantes.
Source : Wikisource

Charles Braun Légendes du Florival, ou la Mythologie allemande dans une vallée d'Alsace… (1866)

Le chasseur nocturne est dépeint quelquefois comme un géant sans tête, ou comme portant la tête sous le bras et poursuivant une femme échevelée qui fuit devant la meute. On dit que cette femme est Hérodias. Le géant sans tête ne serait donc ici que saint Jean luimême pris pour le chasseur, confusion de souvenirs qui doit s'expliquer encore par la coïncidence de la Saint-Jean avec la fête du solstice d'été. C'est le saint Jean de la Légende d'or, poursuivant de son souffle vengeur Hérodias ou la fille dansante d'Hérodias, la sorcière qui danse dans le tourbillon à l'approche d'une tempête.
Source : Gallica

André de Guerne Les Siècles morts

Tous, d’un peuple pressé couvrent le terre-plein.
Pâle, sur la terrasse interdite que barre
Un balustre incrusté de marbre rose et d’or,
Le Tétrarque se penche et recule et s’effare.
Perrière lui, l’œil dur, hautaine, belle encor,
Hérodias approche ; et sa gorge étincelle
Des deux joyaux divins volés au saint trésor.
Elle est impie, elle est sans remords, elle est celle
Qui murmure au Tyran des mots mystérieux,
Par qui le poison coule et le sang noir ruisselle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature