Jérôme Charbonnel

Jérôme Charbonnel Vie de la révérende mère Marie-Marguerite de Jésus Gibalin de Villard… (1865)

La ferveur augmenta parmi les religieuses; une douce union et une sainte joie régnaient plus que jamais au milieu d'elles ; la règle était observée avec une grande exactitude et sans aucune peine; tout s'exécutait avec un ordre admirable, et tout le monde était content : en un mot, les affaires étaient si bien dirigées, qu'elles semblaient aller comme d'elles-mêmes. Aussi la mère Marie-Marguerite possédait-elle l'estime et l'affection de toutes les sœurs. Elles avaient également une grande confiance en la bonté de son cœur ; tout ce qui venait d'elle était toujours pris en bonne part.
Source : Gallica

Jérôme Charbonnel Vie de la révérende mère Marie-Marguerite de Jésus Gibalin de Villard… (1865)

Cependant, quand elle vit, à son arrivée à Avignon, que son choix avait été plus heureux qu'elle ne l'avait espéré, que Marie-Marguerite s'était acquis l'affection de tout le monde, et que les prélats qui avaient eu des rapports avec elle lui avaient accordé toute leur estime, elle se mit à craindre que le démon de l'orgueil, s'emparant de son esprit, ne la conduisît enfin à sa perte. C'est pourquoi elle n'oublia rien de tout ce qu'elle crut capable de la bien établir dans la vertu d'humilité.
Source : Gallica

Jérôme Charbonnel Vie de la révérende mère Marie-Marguerite de Jésus Gibalin de Villard… (1865)

L'amour du prochain étant une conséquence immédiate de l'amour de Dieu, Marie-Marguerite, qui brûlait de si vives flammes pour le souverain Auteur de son être, ne pouvait que ressentir les ardeurs d'une charité peu commune à l'égard de ses semblables.
Jamais mère, en effet, n'a aimé ses enfants avec plus de tendresse qu'elle n'en a eu pour les pieuses filles soumises à sa direction : elle s'inquiétait de toutes leurs peines, elle partageait tous leurs chagrins, et ne cherchait rien tant qu'à les soulager.
Source : Gallica

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