La myrrhe, résine précieuse extraite d’arbres du genre Commiphora, a traversé les âges en tant que symbole de noblesse et de vertu. D’Alembert la rattache à l’art de la parfumerie, tandis que Clément Ier met en avant sa supériorité olfactive par rapport à la rose.
Voltaire l’intègre dans une recette rituelle, et des textes médicaux la valorisent pour ses vertus curatives. Mentionnée dans la Bible et dans les œuvres anciennes, elle incarne un lien entre le sacré, le corps et les savoirs empiriques. Son utilisation, des temples aux pharmacopées, reflète une histoire entrelacée avec l’encens, le safran et le miel.