“ Une teinturerie montrait des ouvriers piétinant des étoffes au fond d’une cuve ou cardant des manteaux, pendant qu’un chef de cet atelier chargeait un homme, qui suait et ébrouait, d’un mannequin d’osier dégouttant de teinture. ”
Teinturerie
Définition et enjeux
La teinturerie désigne une usine ou un atelier spécialisé dans la teinture et le traitement des fibres textiles. Ce secteur a inspiré des réflexions diverses : Jean Lombard évoque les conditions de travail dans ses descriptions poétiques, tandis qu'Armand Audiganne examine les défis techniques de la teinture parisienne.
Bergues met l'accent sur l'organisation optimale des ateliers, et Émile Zola en fait un élément de l'ambiance urbaine. Ces approches, mêlant expertise technique et représentation sociale, soulignent la place centrale de la teinturerie dans l'industrie textile, de la fabrication à la distribution.
Citations sur la teinturerie
Armand Audiganne,
L'industrie contemporaine : ses caractères et ses progrès chez les différents peuples du monde
(1856)
“ Il y a des teintes qu'on ne réussit jamais ou presque jamais à rendre solides. La teinturerie parisienne, du moins la branche de la teinturerie parisienne dont il est question en ce moment, embrasse les mérinos, les mousselines de laine, les cachemires d'Ecosse, les baréges, les chalys, et tous les articles unis ou brochés de Roubaix. Il s'y joint aussi certaines étoffes en laine cardée, telles que les flanelles et quelques cachemires français destinés à faire des châles unis à franges. Quelquefois les fabricants livrent eux-mêmes leurs tissus au teinturier ”
Adrienne Depuichault, Un industriel d'autrefois, ou Vie d'Oberkampf… (1880)
“ Je dis sa manufacture , reprit Philippe en rougissant, parce que, à l'art de la teinturerie , mon père en joint un autre moins important : celui de la fabrication des toiles peintes!. malheureusement, pour ce dernier produit, il opère dans un cadre trop restreint. ”
Bergues, L'art du teinturier , suivi de L'art du teinturier-dégraisseur… (1827)
“ Quoique j'aie donné quelques légères notions sur la disposition que doit avoir un atelier de teinturerie, je ne prétends pas avoir fait connaître tout ce qui pourrait être mis en usage pour la commodité du praticien , la bonté des teintures et les facilités nécessaires, je dirai même exigibles, pour opérer de la manière la plus économique; car mille modifications peuvent être apportées à l'égard des localités et des genres de travaux, et c'est plutôt à l'homme qui exerce qu'à tout autre de s'occuper des dispositions favorables qui peuvent rendre son état et plus florissant et plus lucratif ”
Charles Louandre, Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)
“ L'art de la teinturerie se perfectionnait en même temps, on teignait très-bien en rouge avec la graine d'écarlate, le bois connu sous le nom de Brésil, la garance ; en bleu avec le pastel, en jaune avec la gaude, en brun avec la racine de noyer. Les corporations de tailleurs, de chaussetiers, de pourpointiers, de cousturiers, de pelletiers se multipliaient de tous côtés, et d'importantes modifications allaient être apportées dans le costume. Avant de signaler ces diverses modifications, nous allons donner, comme nous l'avons fait pour les étoffes, la nomenclature des. ”
Émile Zola,
L’Assommoir
(1877)
“ La cour n’avait pas changé, les façades nues à peine plus noires et plus lépreuses ; une puanteur montait des plombs rongés de rouille ; aux cordes des croisées, séchaient des linges, des couches d’enfant emplâtrées d’ordure ; en bas, le pavé défoncé restait sali des escarbilles de charbon du serrurier et des copeaux du menuisier ; même, dans le coin humide de la fontaine, une mare coulée de la teinturerie avait une belle teinte bleue, d’un bleu aussi tendre que le bleu de jadis. ”
Armand Audiganne,
L'industrie contemporaine : ses caractères et ses progrès chez les différents peuples du monde
(1856)
“ Le prix de la teinture est d'à peu près 6 mil- lions. Comment cette clientèle a-t-elle pu se concentrer sur un point où l'on ne fabrique pas les tissus écrus en laine peignée ? Les teintureries de Paris doivent, d'abord, l'étendue de leurs opérations à l'habileté de leurs ouvriers, à la perfection de leur travail. Elles en sont redevables aussi à une circonstance d'un autre ordre : Paris tend à devenir, de plus en plus, le marché unique où se nouent toutes les transactions en fait de tissus ”
Jacques Tardieu, Traité théorique et pratique des patentes… (1902)
“ A Tapisseries à la main (Fabricant de) 7e 50e A Tapissier (Marchand) . 40 30. A Tapissier à façon. 60 30, A Tartrier. 6e 306 A Taureaux pour les courses (Loueur de) . 5e 30e Teinture (Fabricant de boules à) . Voir Boules. Teinture (Marchand de bois de) . Voir Bois. A Teinture (Marchand en gros de matières premières pour la) . Ire 200 A Teinturerie (Loueur d'établissement de) ; celui qui loue à tout venant, un établissement de teinturerie muni de ses ustensiles et appareils. 7e 500 C Teinturier pour les fabricants et les marchands 5 fr. ”
Eugène Burel, Rapport sur l'Exposition universelle de 1855… (1856)
“ Rien ne le prouve encore, car dans les bonnes teintureries on obtient d'aussi belles couleurs que celles préparées avec les produits inconnus de M. Kurtz. Et, d'ailleurs, quel est leur prix de revient, quelle économie apportent-ils, peut-on se les procurer en quantité suffisante pour les besoins industriels ? A/ces différentes questions, l'inventeur , sans fixer des chiffres précis, répond que ses produits doivent procurer aux teinturiers une économie notable par rapport aux procédés habituels, et qu'il se fait fort d'en livrer toutes les quantités qu'on lui demandera. ”
Gustave Halphen,
Rapport sur l'Exposition publique des produits de l'industrie française de 1844
(1845)
“ Un grand pas a été fait dans l'art de la teinture : plus de vingt fabriques enlèvent à la garance les matières qui l'altèrent, et la livrent au commerce cinq fois plus riche en couleur qu'elle n'était d'abord. ”
Exposition publique des produits de l'industrie française, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française… (1819)
“ L'ART de la teinture n'a pas fait moins de progrès en France que celui de la filature et de la fabrication des tissus. C'est en examinant avec soin les nombreuses étoffes colorées qu'offre l'exposition, qu'on peut se convaincre de cette vérité. On a réussi à remplacer, par deux substances différentes, la cochenille, dans la teinture sur laine. On a porté le bleu de Prusse sur la soie, et on a. produit un bleu plus beau que celui que donnaient les moyens anciens. On a découvert un vert solide pour l'impression des toiles de coton. Le rouge , sur les mêmes tissus, a acquis plus de vivacité. ”
Jean-Michel Raymond-Latour, Souvenirs d'un oisif [par Jean-Michel Raymond-Latour… (1836)
“ La teinture a été la branche d'industrie dont je me suis le plus spécialement occupé ; cet art merveilleux a été porté, de nos jours, à un si haut degré de perfection, que toutes les couleurs connues dans les trois règnes sont fidèlement imitées sur les divers tissus, à l'usage de nos vêtemens ou de nos ameublemens. Le goût exquis du fabricant, réuni au talent du dessinateur , sont parvenus à les marier avec tant d'art, qu'elles représentent à volonté les bigarrures qu'offre la nature avec tous les prestiges de la réalité. ”
Amand-Denis Vergnaud, Manuel complet du teinturier, contenant l'art de teindre en laine… (1836)
“ Comme dans l'art du teinturier-dégraisseur il ne s'agit point de porter une nouvelle couche de teinture sur toute une étoffe , mais d'appliquer sur un point déterminé une nuance assortie à la couleur qui n'a point été altérée, il n'est pas aisé d'atteindre son but ”
Jean-Antoine Chaptal,
Essai sur le perfectionnement des arts chimiques en France
“ Le teinturier éloigné du fabricant pourra former de belles couleurs ; mais, quelque nombreux qu’en soit l’assortiment, l’artiste ne parviendra pas à les marier avantageusement. D’ailleurs comme les goûts sont très-inconstans, et qu’en fait de couleur, le caprice du consommateur est la loi du fabricant, il seroit ruineux de teindre au hasard pour faire des provisions. Ce que je dis de la nécessité de rapprocher la teinture de la fabrication, est applicable à toutes les grandes fabriques de drap, soie, coton, &c. ”
Jean-Antoine Chaptal,
L’art de la teinture du coton en rouge
“ Lorsqu’on veut approprier un local, pour y former un atelier de teinture, il faut s’occuper, en premier lieu, de donner aux magasins une assez grande étendue, pour qu’on puisse y placer commodément la garance, la noix de galle, le sumach, l’huile, le savon et la soude. La garance doit être déposée et conservée dans un magasin très-bien aéré, et qui soit à portée de l’usine où doit s’en faire le broiement. Comme la garance présente un grand volume, et qu’on en consomme une grande quantité dans une teinture en coton, il est convenable de consacrer un magasin pour elle seule. ”
Jean-François Vallet d'Artois, Manuel du fabricant de gants : considéré dans ses rapports avec la mégisserie… (1835)
“ La teinture au plonge est une opérat ion qui ne dure pas plus d'une heure. Vos peaux une fois purgées, vous y mettez la couleur par gradation, jusqu'à ce qu'elles soient arrivées à la teinte désirée ; après quoi vous leur donnez quelques jaunes d'œufs pour remplacer ce qu'elles peuvent avoir perdu de nourriture, et au besoin un peu d'alun, dans un bain d'eau, pour les aviver. Pour faire cette opération il faut être deux, afin que l'ouvrier qui est dans le baquet n'ait plus à en sortir que les peaux ne soient teintes. ”
Jean-Antoine Chaptal,
L’art de la teinture du coton en rouge
“ C’est d’après les mêmes considérations que je présenterai encore ici quelques observations, tant sur les divers moyens de traiter avec l’ouvrier, que sur l’importance de la manipulation dans une teinture. ”
Antoine Louis Lacordaire, Notice historique sur les manufactures impériales de tapisseries des Gobelins et de tapis de la Savonnerie… (1853)
“ Il est certain que, dans l'état actuel de l'art de la teinture, il n'y a de procédés fixes et constants que pour un très-petit nombre de couleurs premières, simples ou réputées telles, comme sont le rouge, l'orangé , le jaune, le verd, le bleu, le violet, le noir et quelques autres, et que, jusqu'à présent, le nombre presque infini de couleurs composées formant la suite immense des gris ou des bruns participant, plus ou moins, des couleurs premières, a été fait, sans aucune règle, par le seul tatonnement et l'habitude des teinturiers. ”
Antoine Quémizet, Nouveaux principes tittoresques établis par Antoine Quemizet teinturier pour le Roy aux Gobelins
“ Nous disons eloignées de la teinture en ce qu’il faut que les laines restent trois ou quatre jours sur les sels excepté les couleurs carnations. Quant à la dissolution d’etain dans l’eau régale dont les teinturiers font usage pour teindre en ecarlatte ils croient absolument ne pouvoir obtenir cette couleur que par ce moyen, parcequ’ils ignorent tous leurs principes ; ils teignent aveuglement et reussissent par hazard. Puissent nos découvertes leur désiller les yeux et les engager à perfectionner leurs travaux, nous serons satisfait si nous pouvons leur inspirer de l’emulation. ”
Antoine Louis Lacordaire, Notice historique sur les manufactures impériales de tapisseries des Gobelins et de tapis de la Savonnerie… (1853)
“ La teinture exige un travail pénible, une vigilance continue et une grande exactitude. L'entreprise des tapisseries et celle des teintures sont deux objets d'une si grande étendue de travail qu'ils ne sauroient être remplis par un seul homme qui n'est pas, à-beaucoup près, dans la force de l'âge, ce qui me met absolument hors d'état de pouvoir continuer le service de deux objets si importants; ajoutez la situation actuelle de ma fortune qui est fondue dans les avances excessives des sommes qui me sont dues par le roy. ”
A. Bleuze, Teinture d'Ibrahim pour teindre les cheveux… (1846)
“ Les dames, en raison de leurs cheveux longs, sont obligées de les charger d'une plus forte dose de teinture, ce qui produit toujours aussi une grande quantité de poussière. Elles peuvent s'en garantir en se couvrant la figure d'un linge qu'on peut fixer sur le front à l'aide d'un ruban, ou se laver la tête, soit en prenant un bain, soit à l'aide d'une éponge; dans ce dernier cas il est inutile de laisser sécher la teinture; on pourra se laver immédiatement après avoir ôté le serre-tête de taffetas ciré, les cheveux n'en seront que plus doux. ”
Amans-Alexis Monteil,
Histoire de l'industrie française et des gens de métiers…
(1872)
“ Je dis que, si j'étais à prendre un métier, ce ne serait pas celui des teinturiers que je prendrais. Eh ! pourquoi cela ? me répondit-on. Leur art, depuis que l'on, distingue le grand du petit teint, s'élève, ne cesse de s'élever avec la perfection ; de plus, le parlement a pris, il y a longtemps, les teinturiers sous sa protection spéciale ; il a, sur ses vénérables siéges, plusieurs fois grondé les tondeurs de tondre trop bas où trop haut, de faire brûler le drap par la couleur, ou.d'empêcher que la couleur pénètre. ”
Alfred Franklin,
Dictionnaire historique des arts…
(1906)
“ TEINTURIERS DU PETIT TEINT. — Teindre quatre pièces. Savoir : Deux pièces de drap, que le candidat sera obligé de mettre en noir, l'une après que le teinturier du grand teint lui aura donné le pied du guède 4 et de la garance 2, et l'autre lorsque le même teinturier lui aura donné le pied du guède simplement. Et deux pièces de petites étoffes qui n'excéderont pas vingt sous l'aune, qu'il sera obligé aussi de teindre, l'une en gris de castor, l'autre en pain bis. — Expérience. Teindre une pièce de drap noir ou une pièce de petite étoffe. ”
Antoine Louis Lacordaire, Notice historique sur les manufactures impériales de tapisseries des Gobelins et de tapis de la Savonnerie… (1853)
“ Le service des magasins occupe, pour les deux fabrications , huit personnes ordinairement choisies parmi les anciens artistes ouvriers. La manufacture renferme, en outre, un atelier de teinture, un laboratoire de chimie, des écoles de dessin, de tapis et de tapisseries, un atelier de rentraiture, une galerie d'exposition. L'atelier de teinture occupe un chef teinturier (1) ; il a deux compagnons, un aide compagnon et un manœuvre. Les travaux de cet atelier ont un caractère spécial qui exige un nouvel apprentissage de la part des teinturiers déjà formés au dehors, et appelés à y prendre part. ”
Jean-Marie Roland de La Platière, Encyclopédie méthodique/Manufactures… (1785)
“ L’art de la teinture est tellement dans l’enfance, que, faute de connoître les propriétés des matières à teindre d’aucun règne, non plus que celles des matières colorantes, ni celles des agens intermédiaires, qui disposent les unes à recevoir & retenir les autres ; ce ne fut jamais qu’en tâtonnant qu’on usa de telle ou telle préparation, de tel ou tel ingrédient, sur telle ou telle matière ; & toute notre pratique, tous nos procédés ne sont encore aujourd’hui que le résultat de ces tâtonnemens. Il s’en suit que tous ces procédés sont décousus, isolés ”
Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ Oui la teinture que prend l’esprit et le cœur, en étudiant avec ardeur et avec constance, l’emporte pour la durée, sur les teintures les plus estimées. Celles-ci s’effacent à la longue, ou perdent beaucoup de leur lustre. L’autre n’est point sujette à ce dépérissement, quand elle a été bien prise. ”
Jean-Antoine Chaptal,
L’art de la teinture du coton en rouge
“ Il faut encore que le local, dans lequel on veut établir une teinture, présente un développement suffisant ; qu’il soit clos de murs ou entouré de fossés ; que les avenues en soient faciles, et qu’on puisse s’y procurer aisément le nombre d’ouvriers dont on a besoin. ”
Amand-Denis Vergnaud, Manuel complet du teinturier, contenant l'art de teindre en laine… (1836)
“ Deshangards spacieux ou des greniers vastes et bien aérés , dans lesquels on puisse étendre et sécher à l'ombre les étoffes qui sortent de la teinture, sont un complément indispensable de l'atelier. Sans nous étendre ici sur les différentes machines que le teinturier peut varier à l'infini suivant ses besoins, nous nous occuperons des véritables ustensiles invariablement consacrés aux opérations principales de la teinture. ”
August Wilhelm Hofmann, Exposition universelle de Londres… (1866)
“ La pureté et le nourri des couleurs dans la plupart des nuances sur cette matière surpassent de beaucoup ce qu'on rencontre dans les couleurs des laques correspondantes. La teinture sur tissus de laine n'apparut comme industrie spéciale que dans peu de cas ; généralement on la trouva combinée à la fabrication complète des produits exposés. C'est pour cette raison qu'on ne peut apprécier exactement le rôle de la teinture dans l'industrie des laines ni pour la Prusse rhénane, ni pour l'Autriche, ni pour la Belgique. La fabrication des draps d'Elbœuf se trouve dans le même cas. ”
Amand-Denis Vergnaud, Manuel complet du teinturier, contenant l'art de teindre en laine… (1836)
“ Si l'on commence par la teinture en jaune, on risque de salir le linge par le bleu qui décharge toujours un peu, et d'altérer la cuve en bleu par le jaune qui s'y dissolvant en partie, la verdit et la rend désormais impropre à toute autre teinture que la teinture verte. En général, on commence par la teinture en bleu et surtout pour les étoffes de laine. Le plus ordinairement c'est la cuve da pastel qui sert pour le mélange vert ; cependant on peut, pour quelques verts, employer avec succès la dissolution d'indigo par l'acide sulfurique ”
Amand-Denis Vergnaud, Manuel complet du teinturier, contenant l'art de teindre en laine… (1836)
“ Si nous négligeons de nous procurer la pourpre des anciens, si l'on n'a pas cherché à tirer parti des expériences que quelques modernes ont faites avec succès à cet égard, c'est que l'art de la teinture nous a enrichi de couleurs plus belles et moins chères. II est vrai que la découverte du Nouveau-Monde nous a procuré la connaissance de plusieurs substances tinctoriales, telles que la cochenille, le bois de Brésil, le campêche , le rocou ”
Jean-Antoine Chaptal,
L’art de la teinture du coton en rouge
“ Cette méthode demande une grande habitude de la part du chef-ouvrier ; car, s’il n’emploie les plus grands soins pour préparer les lessives qui conviennent aux différentes opérations, le travail de la teinture se fait sans règle, sans suite et sans méthode ”
Amand-Denis Vergnaud, Manuel complet du teinturier, contenant l'art de teindre en laine… (1836)
“ On n'est pas d'accord sur la nuance qu'on préfère. On la désire quelquefois d'un rouge parfait et plus foncé, et plus souvent on veut que cette nuance incline plus ou moins à la couleur du feu. La teinture écarlate sur laine s'exécute, suivant M. Thénard, en deux opérations : la première s'appelle bouillon, et la seconde rougie. Première opération ou bouillon. — Supposons qu'il s'agisse de teindre 5o kilogrammes de drap , on versera 800 à 900 kilogrammes d'eau, et 3 kilogrammes de crème de tartre, dans une chaudière d'étain ou de cuivre étamé. ”
