Résumé

Charles Louandre Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)

Vénus te domine à un point que tu ne sais pas même écarter de ton lit les femmes déjà mères et les vierges consacrées au Seigneur ; ou, puisque tant de femmes se jettent dans tes bras, pourquoi outrager la nature? Le juste, l'injuste, tout est confondu. Une agrafe d'or retient ton vêtement superbe; tu animes le coloris de ta peau par une pourpre précieuse ; tu ne souffres pour tes épaules qu'un manteau doré; pour tes reins, qu'une ceinture où les pierres précieuses se croisent en tous sens; pour tes pieds, que des lacets d'or. Nul humble costume, nul habit simple n'est digne de te couvrir.
Source : Gallica

Charles Louandre Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)

Le cou et le haut de la poitrine étaient entourés par une guimpe, et la tête enfermée dans un voile qui laissait le visage à découvert et qui formait sur chaque oreille comme deux gros bourrelets.
Nous avons eu déjà l'occasion de remarquer plus d'une fois combien il était difficile à l'Église de fixer une limite précise entre le vêtement séculier et le costume clérical ou monastique. Malgré les prescriptions les plus sévères, les moines ou les prêtres s'obstinaient à suivre les modes du siècle, et transigeaient sans cesse avec la règle ou les canons.
Source : Gallica

Charles Louandre Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)

Ce costume, c'est toujours Éginhard qui parle, était celui de sa nation, c'est-à-dire le costume des Francs. Il portait sur la peau une chemise de lin et des hauts-de-chausses de la même étoffe; par-dessus une tunique bordée d'une frange de soie. Aux jambes des bas serrés avec des bandelettes; aux pieds des brodequins. L'hiver, un juste-aucorps de peau de loutre ou de martre lui couvrait les épaules et la poitrine. Pardessus tout cela il revêtait la saie des Venètes, et il était toujours ceint de son épée, dont la poignée et le baudrier étaient d'or ou d'argent.
Source : Gallica

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