Charles Louandre, Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)
“ Vénus te domine à un point que tu ne sais pas même écarter de ton lit les femmes déjà mères et les vierges consacrées au Seigneur ; ou, puisque tant de femmes se jettent dans tes bras, pourquoi outrager la nature? Le juste, l'injuste, tout est confondu. Une agrafe d'or retient ton vêtement superbe; tu animes le coloris de ta peau par une pourpre précieuse ; tu ne souffres pour tes épaules qu'un manteau doré; pour tes reins, qu'une ceinture où les pierres précieuses se croisent en tous sens; pour tes pieds, que des lacets d'or. Nul humble costume, nul habit simple n'est digne de te couvrir. ”
