Résumé

Portrait de Jean-Antoine Chaptal Jean-Antoine Chaptal L’art de la teinture du coton en rouge

Si on prend le coton teint en bleu de ciel par l’indigo, et qu’on le traite comme par le procédé du rouge d’Andrinople, le bleu qui résiste aux huiles, aux lessives froides, à l’engallage et à l’alunage, devient violet au garançage, et prend à l’avivage une couleur rose que j’ai obtenue quelquefois, mais pas constamment, d’une très-grande beauté.
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Portrait de Jean-Antoine Chaptal Jean-Antoine Chaptal L’art de la teinture du coton en rouge

Il nous reste encore une observation très-essentielle à faire, c’est que le bleu de fer et le rouge de garance, étant diversement solubles dans les matières qui servent à l’avivage, on peut, à volonté, faire prédominer le rouge ou le bleu et nuancer, à son gré, le violet. La soude détruit le fer et développe le rouge ; le savon dissout le rouge et fait prédominer le fer : ainsi la soude ou le savon, convenablement employés, peuvent varier les nuances de violet presqu’à l’infini.
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Portrait de Jean-Antoine Chaptal Jean-Antoine Chaptal L’art de la teinture du coton en rouge

Du Choix du Sang pour la Teinture du Coton en rouge.
Le sang a le double avantage de donner à la couleur de la garance un fond plus riche et plus vif, et d’en augmenter la solidité. Tout le monde sait que le fil ou le coton trempé dans le sang, et séché, contracte une couleur qu’on a de la peine à enlever par l’eau ; et aucun teinturier n’ignore que les cotons teints sans l’emploi du sang dans le garançage, prennent une couleur pâle, terne, sèche, qui n’est nullement comparable à celle que présentent les mêmes cotons lorsqu’on mêle du sang au garançage.
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