J. Moisy

Résumé

J. Moisy Les lavoirs de Paris (1884)

LAVOIRS DE PARIS
LES LAVOIRS A LEUR ORIGINE
Les lavoirs, à Paris, sont maintenant considérés comme établissements d'utilité publique ; les services qu'ils rendent à la population ouvrière sont assez signalés pour leur mériter la vogue dont ils jouissent. Eh bien ! le croirait-on, ils sont restés très-longtemps sans « prendre (*) » et la clientèle de ces établissements, si prompte cependant à saisir tout ce qui peut lui être utile, n'est venue que petit à petit.
Source : Gallica

J. Moisy Les lavoirs de Paris (1884)

Du reste, avec les tendances de plus en plus accentuées de ces ouvrières spéciales à se servir d'agents destructeurs pour le blanchissage, tels que le chlorure de chaux et l'eau de Javel concentrée, qu'elles emploient sans méthode, sans mesure, sans discernement, au risque de se paralyser les mains pour le reste de leur vie, en brûlant le linge qui leur est confié, nous croyons que ce dernier n'aura qu'à y gagner et elles aussi pour leur santé.
Source : Gallica

J. Moisy Les lavoirs de Paris (1884)

La moyenne du prix du loyer d'un lavoir qui était de deux à quatre mille francs autrefois, est aujourd'hui de quatre à six mille francs, quelques lavoirs même paient huit mille, dix mille et jusqu'à douze mille francs de loyer. La main-d'œuvre a augmenté, les réparations mécaniques aussi, et nos prix sont restés les mêmes qu'aux débuts de cette industrie, preuve certaine de l'immense développement de nos affaires qui restent toujours prospères, malgré l'accroissement énorme des charges.
Quand on établit un lavoir il faut de suite le monter d'une façon.
Source : Gallica

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