Amans-Alexis Monteil,
Histoire de l'industrie française et des gens de métiers…
(1872)
“ Un homme de ce métier me contait un jour ses peines : Mon frère, c'est dans le carnaval, au coeur de l'hiver, que nous gagnons quelque chose. Le couvrefeu a sonné ; il est sept heures du soir ; il gèle à pierre fendre; le vent et la neige blanchissent les maisons. Voilà le bon moment pour remplir notre colin d'oubliés, le charger sur les épaules et aller crier dans les rues: Oublies ! oublies ! Les enfants, les servantes, nous appellent par les croisées ; nous montons, souvent nous ignorons que nous entrons chez des juifs, et nous sommes condamnés à l'amende. ”
