Résumé

Laurent Morand Les anciennes corporations des arts et métiers de Chambéry et de quelques autres localités de Savoie (1892)

Nul compagnon de la ville ou de ses faubourgs ne pourra devenir maître, qu'il n'ait auparavant subi avec succès un examen de capacité devant les quatre plus anciens maîtres de la corporation. Le compagnon étranger qui aspirera à la même dignité devra, en outre, prouver, par des attestations authentiques, son lieu de naissance, qu'il appartient à une famille honorable, qu'il est de bonnes mœurs, qu'il jouit de l'estime publique et qu'il est chrétien catholique romain. En tout cas, les nouveaux maîtres seront tenus de payer, comme droit d'introge, un écu d'or au soleil.
Source : Gallica

Laurent Morand Les anciennes corporations des arts et métiers de Chambéry et de quelques autres localités de Savoie (1892)

Tous, avant d'ouvrir boutique, ou autrement dit, avant d'être admis parmi les maîtres, devaient non seulement avoir appris et pratiqué leur art pendant cinq ans, comme apprentis et comme compagnons, mais tous étaient encore obligés de faire la preuve de leur capacité, devant des jurés, par un examen sérieux et par l'accomplissement d'un travail propre à la démontrer pratiquement.
La même obligation s'étendait aux connaissances utiles
de l'esprit ; la plupart des artisans, comme les apothicaires, ne pouvaient même entrer en apprentissage, s'ils ne savaient les principes de la langue.
Source : Gallica

Laurent Morand Les anciennes corporations des arts et métiers de Chambéry et de quelques autres localités de Savoie (1892)

Il sera interdit, sous peine de dix florins, en cas de contravention, à tout compagnon charpentier de travailler de son métier, à prix fait, pour le compte d'un particulier, dans la ville ou dans ses alentours, jusqu'à la distance d'une lieue.
Enfin, aucun apprenti, avant d'avoir achevé son temps d'apprentissage, comme aucun compagnon, avant l'expiration de la durée de son engagement, ne pourra prendre du service chez un autre maître que celui chez qui il se trouve, sous peine d'un écu d'or au soleil d'amende.
Source : Gallica

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