Lormier

Définition et enjeux

J. B. Caouette,  Le vieux muet, ou, Un héros de Châteauguay

“ Reconnaissance, hommage et gloire
à M. Jean-Charles Lormier!
La gaieté—une gaieté bruyante—éclatait partout avec les détonations d'armes à feu et les fusillades de pétards.
La nature prêtait son concours à la fête, et les rayons dorés du soleil se jouaient gracieusement dans le feuillage et dans les plis des drapeaux.
A l'entrée de la paroisse, un superbe carrosse attelé de deux chevaux attendait notre distingué compatriote.
Il y prit place avec l'abbé Faguy, le maire de Sainte-R... et le député du comté.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Alfred Franklin Alfred Franklin,  Dictionnaire historique des arts… (1906)

“ LORMIERS — LOUEURS DE CARROSSES
membres de la communauté qui nous occupe. A partir du dix-huitième siècle, le premier mot disparaît même, et les lormiers proprement dits ne sont plus guère qualifiés que d'éperonniers.
Leurs statuts furent très souvent vérifiés, et définitivement confirmés par Henri IV au mois de novembre 1595. L'apprentissage était de quatre années et suivi de cinq années de compagnonnage. Pour être admis à la maîtrise, le compagnon devait parfaire le chef-d'oeuvre ; le fils de maître n'était tenu que de l'expérience.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Franklin Alfred Franklin,  Dictionnaire historique des arts… (1906)

“ Il en résulta entre les lormiers et les selliers de fréquents conflits, dont on retrouve la trace dans plusieurs arrêts du Parlement 3.
Les statuts, peu explicites, de 1268 furent revus et complétés en mai 1320 4. Le métier dut, dès lors, s'acheter au roi. Chaque maître ne pouvait avoir à la fois qu'un seul apprenti, engagé pour dix ans au moins. Je trouve en outre ici pour la première fois une distinction établie entre les lormiers proprement dits et les couturiers de lormerie, chargés sans doute de la couture des cuirs.
”
Source : Gallica

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