Résumé

Portrait de Roger Marx Roger Marx La décoration et l'art industriel à l'Exposition universelle de 1889… (1890)

Aujourd'hui, M. Delaherche semble en avoir fait sa chose ; il le traite à sa guise, en maître, tantôt le laisse brut, tantôt le pare d'une couverte nuageuse, ou bien encore le « flambe ». S'il s'avise de le rehausser d'une ornementation, elle aura, de même que la forme, l'ampleur exigée par la matière, et de ce respect spontané de M. Delaherche pour les règles de convenance viendra que chacune de ses créations suggère la sensation d'une oeuvre d'art complète. C'est aussi l'apparence du grès que revêtent par endroits les faïences de
Porcelaines de la manufacture royale de Copenhague.
Source : Gallica

Portrait de Roger Marx Roger Marx La décoration et l'art industriel à l'Exposition universelle de 1889… (1890)

C'est donc un véritable enseignement des arts appliqués que M. Gallé a fondé et qu'il dirige à Nancy, et je ne sais nulle école en aucun pays qui ne doive pas envier un tel maître. Lui pourtant, inconscient de tant de gloire et rivé sans répit au labeur, continue loin du tumulte, dans l'apaisement de sa province, sa tâche de novateur, sa pieuse interrogation de la nature, et l'existence coule sans qu'il ait souci de rien, sauf de suivre et d'incarner sa radieuse vision de poète et d'artiste, au jour le jour, doucement...
Source : Gallica

Portrait de Roger Marx Roger Marx La décoration et l'art industriel à l'Exposition universelle de 1889… (1890)

Et l'erreur est plus grave encore quand l'industriel, oublieux de l'essence même de la substance, exige du verre le rôle du marbre ou convoite pour lui les déguisements du laqué, de la porcelaine ou du bronze.
Mais l'artiste, qui doit à la plus fragile des matières une consécration et un renom établis pour toujours, est le même Émile Gallé dont la maîtrise atteint dans le travail du cristal son degré suprême de puissance et d'individualité.
Source : Gallica

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