émail stannifère

Définition et enjeux

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Histoire de la renaissance artistique en Italie… (1889)

Sans même remonter jusqu'aux Égyptiens qui fabriquaient des vases et des figurines dans lesquels on a constaté la présence d'un émail stannifère, il est certain que cette substance était employée par les Maures d'Espagne, dans leurs poteries, et par les Allemands du quatorzième siècle dans la composition de ces poèles en faïence dont la tradition s'est conservée jusqu'à nos jours. Ce qui peut être considéré comme une nouveauté, ce qui est dû à Luca della Robbia, c'est l'application de l'émail à la sculpture en ronde bosse et en basrelief.
Source : Gallica

August Demmin Guide de l'amateur de faïences et porcelaines… (1867)

Pour l'émail stannifère, M. Dubroc fait la même erreur grave de dates que pour le vernis plombifère, quand il dit textuellement dans son ouvrage : « Que ce n'est que vers 1432 que l'on voit apparaître les premiers spécimens de l'émail stannifère dans un bas-relief de Luca Della Robbia. » Les faïences musulmanes à reflets métalliques doivent être classées parmi les productions d'origine non européenne, et n'ont exercé aucune influence sur la fabrication de cette partie du monde.
Source : Gallica

Collection Emile Gavet : catalogue raisonné… (1889)

Ce plat présente du reste, au point de vue technique, des particularités intéressantes et qui peut-être n'ont pas encore été signalées : l'idée de supprimer l'émail stannifère dans certaines parties du décor, notamment dans les chairs des personnages, et de le remplacer par un simple fondant qui laisse apparaître le ton chaud de la terre cuite, est à coup sûr une bonne idée qui n'a pu venir qu'à un artisan rompu avec tous les secrets du métier.
Source : Gallica

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