Noémi Regard

Résumé

Noémi Regard Madame E. Pieczynska : sa vie (1933)

Alors, jaillit, douloureuse, la réponse : « Ma vie n'a aucun prix et n'en a jamais eu. Je sens toujours qu'il vaudrait mieux pour tous que je n'y fusse pas.
Je ne puis rien pour personne, et ceux qui croient m'aimer aiment une idée de moi qui n'est pas ce que je suis. »
Le silence se posa sur ces mots; mais bientôt, dans une grande espérance, une parole victorieuse monta aux lèvres d'Emma : « Il est temps que je vienne dans la place ! »
Hélène de Mülinen, héritière de l'ardeur à vivre de ses ancêtres, étouffait dans l'atmosphère de son milieu familial, obstinément tourné vers le passé.
Source : Gallica

Noémi Regard Madame E. Pieczynska : sa vie (1933)

Il a été froid et ferme jusqu'à la fin, à l' exception de deux larmes qui sont montées à ses yeux impassibles en me disant adieu. Je n'aime décidément pas les histoires d'amour et j'espère que je n'en rencontrerai pas beaucoup sur mon chemin. Elles me déroutent, me troublent, m'inquiètent. Je me sens comme un lézard dans un torrent.
C'est donc avec un vrai soulagement qu'Emma reprend la vie habituelle si violemment dérangée. Elle ne sort pas néanmoins tout à fait de l'atmosphère romantique qu'elle vient de respirer, mais elle la supporte mieux dans l'amitié que dans l'amour.
Source : Gallica

Noémi Regard Madame E. Pieczynska : sa vie (1933)

Mlle de Mülinen, ayant sauté d'un tramway en marche et s'étant blessée, est soignée à l'hôpital de Salem où Emma va souvent la voir.
Une intense curiosité les tient l'une et l'autre en suspens.
Elles sont, à peu d'années d'intervalle, autour de cette plénitude que représentent les quarante ans d'une femme.
C'est l'heure la plus magnifique peut-être de la vie, où l'on a encore l'ardeur de la jeunesse, où la vie physique est légère, où l'on marche dans l'ivresse de l'action et où pourtant l'on regarde déjà veis les lointaines collines où la vieillesse attend.
Source : Gallica

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