Dora Melegari,
Faiseurs de peines et faiseurs de joies
(1919)
“ Une femme dans la maturité de l’âge ne vaut que par ses qualités de bonté, d’indulgence, de sagesse, de modération, par l’affection qu’elle a répandue et répand autour d’elle. Or ce ne sont point des qualités que l’on peut prendre tout à coup en vieillissant ; il faut les avoir eues dès sa jeunesse. Les faiseuses de joies, celles qui ont eu toujours pour but de créer autour d’elles des bonheurs ou des plaisirs, ne vieillissent jamais, ou du moins, si leurs visages se rident, on sent qu’une source inépuisable alimente leur cœur. ”
