Résumé

A Castillon Scènes et aventures maritimes ou La fraternité de collège… (1861)

Mais pourquoi donc cette alerte de nuit, mon gabier?
— Histoire de rire, petiot; le commandant est comme cela: il ne veut laisser ni les hommes ni les puces tranquilles.
— Mais en tout cas, les pièces se trouvent chargées, tout est paré pour le combat. Il y a donc du nouveau, tout de même?
— Dame ! il y a un boulet de douze dans chaque canon de la batterie basse, et un de huit dans ceux des gaillards. Et demain donc! Ah! ce sera là qu'il faudra que tu te distingues.
— Et qu'y aura-t-il donc demain? demanda Léon, tout haletant d'impatience d'apprendre enfin quelque chose.
Source : Gallica

A Castillon Scènes et aventures maritimes ou La fraternité de collège… (1861)

On nage avec vigueur jusqu'à l'arrière du vaisseau toujours immobile et sans voix. A l'aide des lambeaux de cordages et de voiles hachés par la mitraille et qui pendent dans la mer, on monte avec rapidité et sans bruit jusque sur le gaillard... il est désert, abandonné de tous ses combattants ; mais, ô surprise! un seul être vivant, un mousse, un enfant, Léon enfin apparaît aux yeux de Georges ivre de joie ; le petit enragé courait de caronade en caronade et les enclouait.
Source : Gallica

A Castillon Scènes et aventures maritimes ou La fraternité de collège… (1861)

Tous ces hommes que n'inspire plus leur chef valeureux, seront-ils assez heureux, assez puissants pour vaincre un ennemi si supérieur en force ? car un équipage sans chef, c'est un corps décapité.
Oh! gardez-vous d'en douter, vous qui lisez ces lignes. Le génie de la France veillait encore sur l'Herminie. Dieu n'est-il pas toujours du bon côté?
« Feu en poupe, canonnière ! feu, à deux boulets !... Marins de l'Herminie, voilà votre chef, votre compagnon, votre ven geur! »
Et c'était en effet la voix tonnante du brave commandant qui vibrait ainsi par-dessus tout le fracas du combat !
Source : Gallica

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