Résumé

Alfred de Bréhat Les Maîtresses du diable, par Alfred de Bréhat (1870)

De cet observatoire élevé, il avait l'air de regarder les danses; en réalité, il ne voyait que Rose Kervel, qu'il aimait comme un fou sans le lui avoir jamais dit et sans, oser peut-être se, l'avouer à lui-même.
— Eh bien! Erouann, est-ce que tu ne danses pas? demanda Rose en s'arrêtant devant Loctudy, qui rougit jusqu'au blanc des yeux.
— Non, Rose, balbutia le pauvre garçon en tortillant son chapeau de paille tressée.
— Pourquoi donc?
— Qui est-ce qui voudrait danser avec un pauvre gars comme moi? dit-il à demi-voix, en détournant la tête.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Les Maîtresses du diable, par Alfred de Bréhat (1870)

Comme on voit, Erouann tournait toujours dans le même cercle. Il ne manquait point de pénétration pourtant; mais, à dix-huit ans on n'est point hardi. Plus on aime, plus on craint de n'être pas aimé.
Il fut bien longtemps à comprendre que son amour était partagé. Alors, ainsi qu'il arrive presque toujours en pareil cas, il passa aussitôt d'un désespoir affreux à une joie excessive. Du moment qu'il se sentait aimé, tout lui paraissait facile. Rose, un peu plus raisonnable, lui exposa vainement toutes les difficultés presque insurmontables, qui s'opposaient à leur union.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Les Maîtresses du diable, par Alfred de Bréhat (1870)

Carmen elle-même finissait souvent par rire de son mouvement de jalousie et par embrasser Manuelita comme pour lui en demander pardon. Manuelita souriait, aussi, mais elle avait l'enfer dans le coeur et soupirait après l'occasion de se venger. Malheureusement pour Carmen, l'hacienda de don Ceporro se trouvait sur le passage des convois français de Vera-Cruz à Orizaba. Il n'osait y retouner avec sa petite fille. Aussi prolongeait-il bien plus que d'habitude son séjour chez les Baldosa. Malgré son peu de fortune, don Cristobal était fort hospitalier.
Source : Gallica

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