Résumé

Alfred de Bréhat Le bal de l'Opéra ; [suivi de] Clara… (1870)

Un jour, Fernand vint faire une visite à Julia. Il la trouva seule. Elle le plaisanta, comme d'habitude, sur ses amours avec Emilia; comme toujours aussi, il nia ce qui était.
— A propos, dit Julia, qui l'observait à la dérobée, vous savez qu'Emilia et Walstein ne sont pas mariés ?
— Je l'ignorais, répondit-il.
— Je l'ai appris l'autre jour, par hasard. Walstein l'a enlevée. Il avait promis de l'épouser, mais il ne se hâte guère de tenir sa promesse. Après tout, il n'a peut-être pas tort, le pauvre homme, et vous le savez mieux que personne...
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Le bal de l'Opéra ; [suivi de] Clara… (1870)

Elle eut néanmoins le courage de parler à Roger dans le sens que lui avait indiqué madame de Vérian. Il l'arrêta dès les premiers mots.
— S'il ne s'agissait que de mon bonheur, à moi, répondit-il, je vous obéirais; mais un honnête homme ne peut épouser une femme qu'il n'aime pas et qu'il n'aimera jamais.
— Vous vous figurez cela, répliqua Suzanne, qui souffrait le martyre, quoiqu'elle eût le sourire aux lèvres.
— Vous êtes cruelle, madame, reprit-il, et vous me récompensez mal de ma discrétion. Mieux que personne, vous devez savoir que mon coeur n'est pas libre.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Le bal de l'Opéra ; [suivi de] Clara… (1870)

LE BAL DE L'OPÉRA 3
un jeune homme nommé Fernand de Varelles bâillait de tout son coeur..., c'est-à-dire de toutes ses mâchoires. Vingt-six à vingt-sept ans, une figure spirituelle, de fines moustaches noires, le teint mat et chaud d'un créole, de grands yeux, des gants frais, un habit comme celui de tout le monde, — ce qui est le seul vêtement distingué, — dix louis dans sa poche, un bon appétit, pas de maîtresse, beaucoup de nonchalance, un peu d'ennui et pas mal de mauvaise humeur : voilà quel était au physique et au moral le signalement de notre héros.
Source : Gallica

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