Résumé

Le foyer de l'Opéra. Moeurs fashionables… (1840-1848)

Monsieur Chemillé, continua-t-elle, je me plais à croire que vous ne me garderez pas rancune. Il est des circonstances où l'on doit s'estimer heureux de se débarrasser d'une maîtresse avec quelque argent, surtout quand cet argent doit recevoir une noble et sainte destination.
-—Vingt mille francs ! dit Félix de Pons en fredonnant. It is dear, my dear.
— Demandez à M. Chemillé si c'est trop cher, répondit Clara. Et se penchant vers l'oreille d'Edouard au moment où il allait sortir, elle lui dit à voix basse :
Comment trouvez-vous ma vengeance, monsieur?
Source : Gallica

Le foyer de l'Opéra. Moeurs fashionables… (1840-1848)

Clara, je vous en supplie, rendez-moi cette fatale correspondance. J'ai été coupable envers vous, j'en conviens, mais pouvez-vous croire que j'aie oublié les liens sacrés qui nous unissent, au point de songer à les briser? Non, non ; un entraînement funeste a bien pu m'éloigner de vous pendant quelque temps, mais c'est vous,' oui, vous seule, que j'ai toujours aimée d'amour, et si vous consentez à anéantir devant moi la preuve d'une erreur que je regrette amèrement, je jure ici de reconnaître votre générosité par une affection éternelle.
Source : Gallica

Le foyer de l'Opéra. Moeurs fashionables… (1840-1848)

Et moi, dit Clara en le relevant, je ne consentirai jamais à ce que vous me proposez, parce que vous êtes meilleur que moi, parce que je ferais le malheur de votre existence, et que je ne saurais pas vous aimer comme vous avez rêvé d'être aimé. Cadillac, mon bon Cadillac, ne le voyez-vous pas? Tout ce qu'il pouvait y avoir d'honnête et de bon dans ma nature est vicié. Maintenant, il me faut une vie facile, élégante, somptueuse, tous les luxes de la vie parisienne ; maintenant, je suis une femme aussi pervertie que toutes les femmes du monde où je vis.
Source : Gallica

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