Résumé

Un diamant à dix facettes. Tome 2 (1838)

Emma continua :
—N'est-ce point un songe que vous daigniez enfin vous rendre à mes voeux, à mon amour ?
Hélas ! pensa de nouveau Camille qui entendait tout, il n'est que trop vrai que c'est la réalité; et presqu'aussitôt il chercha où il avait déjà entendu cette voix, qui ne lui paraissait pas étrangère.
Madame de Verneuil les yeux baissés ne répondait pas.
—Qu'est-ce donc, lui dit Emma, vous paraissez triste? oh ! de grâce, confiez-moi le secret de vos peines. Courage, ajouta-t-elle à voix basse, songez que votre rôle commence à peine.
Source : Gallica

Un diamant à dix facettes. Tome 2 (1838)

Vous avez vu une mère abandonner son enfant, car c'était mon enfant, Monsieur, — mais avez-vous vu aussi sur le visage de cette mère l'empreinte de la plus horrible douleur, avez-vous vu que ses yeux s'étaient creusés à force de larmes, que ses joues s'étaient flétries à force de souffrance? ne vous est-il pas venu à la pensée qu'elle méritait peut-être plus de pitié que de mépris , et qu'elle eût béni, les mains jointes, celui qui lui aurait donné la mort ?
Votre visage ne m'est point inconnu; je vous ai rencontré quelquefois, mais dans des jours de joie, de bals et de fêtes!
Source : Gallica

Un diamant à dix facettes. Tome 2 (1838)

Félicius sentit un frisson mortel gagner ses membres, il perdit presque connaissance en voyant cette impure légion se ruer vers son trésor le plus cher. Il vit la mère d'O-mi-to-fo lui enfoncer ses ongles de porcelaine dans la chair, le mandarin le souffleter, le chandelier lui brûler les sourcils; l'empereur et les momies le tiraient pendant ce temps par les jambes de manière à l'écarleler. Les momies principalement, et quelles momies ! des Égyptiennes affreuses, des sphinx du granit le plus dur, et des ibis du bronze le plus lourd, s'ébattaient comme autant de goules féroces sur sa poitrine.
Source : Gallica

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