Arnould Frémy

Résumé

Arnould Frémy Les roués de Paris. T. 1 (1838)

Un mot d'amour, un seul mot suffit alors. Madame Davernay le sentait, et regrettait de se voir ainsi seule avec lui et de ne rien trouver de consolant à lui dire en le congédiant. Elle remarqua pour la première fois que la figure de Victor était régulière, agréable, peu expressive, à la vérité; mais ses gestes, sa pâleur, révélaient le chagrin qui le pénétrait.
— Rassurez-vous, lui dit-elle avec une douceur enchanteresse, vous ne cédez la placé ni à M. de Beauvoisin, ni à un autre... Mon projet est de vivre à l'avenir seule, tout-à-fait seule...
Source : Gallica

Arnould Frémy Les roués de Paris. T. 1 (1838)

Mais, au nom du ciel, Beauvoisin, point de discussions, de querelles; vous savez que je déteste le bruit et l'éclat... Vivons en paix, et ne donnons pas beau jeu à nos détracteurs, en laissant nos rangs s'éclaircir et en manquant aux devoirs que le sang froid et la dignité nous imposent...
— Rassurez-vous, Alfred, reprit Beauvoisin d'un ton grave, j'ai promis de me modérer, cela doit vous suffire. Il faut de la prudence et de la tenue, je le sais; et après tout ce que de Chélan a fait pour m'abaisser, on me saura gré, j'espère, du sacrifice que je fais en consentant à lui donner la main.
Source : Gallica

Arnould Frémy Les roués de Paris. T. 1 (1838)

S'il y avait une justice ici-bas, monsieur, chacun vous fuirait, vous accablerait de sa colère et de son mépris. Le monde entier prendrait parti contre vous pour un homme à cheveux blancs tel que moi, qui n'a pas assez de plaintes, de reproches, ni de malédictions pour se venger de tout le mal que vous lui avez fait...
— En vérité, mon oncle, je ne puis revenir de ma surprise... Victor de Chélan est mon ami, il est vrai, il m'a été présenté autrefois par Beauvoisin ; il ne m'a jamais montré que de l'abandon et de la franchise.
Source : Gallica

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