Ernest Benjamin, L'impure (1884)
“ On ne m'a appris à aimer que les fleurs artificielles, répondit Adrienne tristement. Ma mère est morte en me donnant le jour : j'ai poussé comme j'ai voulu. Toi, René, tu as une mère ! Tu l'aimes bien ta mère, n'est-ce pas ? René avait besoin d'éclater : Hortense Germier venait de prononcer le nom de sa mère et l'avait Souillé : il voulait une revanche. – Ma mère, dit-il avec force, c'est l'Évangile, c'est Dieu ; je crois en elle, je l'adore. Elle est au-dessus de toutes les femmes : on ne la définit pas. Les mots sont nombreux pour chanter ses vertus, et pas un seul ne les peint fidèlement. ”
