Jean-Louis Dubut de Laforest

Jean-Louis Dubut de Laforest

Résumé

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Tête à l'envers (1882)

Les hommes sont fous : ils fuient leur bonheur.
– Il est doux de s'aimer devant la nature endormie. Regarde, tout repose, les voix se taisent, les feux s'éteignent lentement. Il reste encore l'air embaumé qui nous enivre et les étoiles du bon Dieu avec leurs douces lumières. Oh ! je t'aime bien, mon Georges. Parle-moi, ta voix remplit mon coeur d'une joie céleste. C'est si bon d'être deux et de parler longtemps !.
– Tu es toute innocence et toute grâce, ma bienaimée, je t'aime !
– Oh ! je suis heureuse.
C'est le lendemain de cette soirée que Georges Loudois reçut une lettre de Rosette.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Tête à l'envers (1882)

Villemont la prenait par le cou, et leurs lèvres s'unissaient ; et tandis que la poitrine de la jeune femme bondissait sous les effluves amoureuses, il laissait tomber mollement sa tête blonde sur le sein de Rosette.
Elle se dégageait vivement.
– Non, non. Ce n'est pas cela ; mon amour ne doit pas être un obstacle à ton avenir. Tu voudrais, dis-tu, que je puisse t'adorer plus encore que je n'ai adoré Georges ?. Je le veux. Je le désire de toute mon âme. Mais il faut que je sois fière de toi. Tu as un nom illustre, il ne faut pas déchoir. La vie, mais, c'est la lutte.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Tête à l'envers (1882)

Je le sais, dit Rosette d'un air sombre. Après tout, il vaut autant être madame Parent, la femme d'un notaire, que la femme d'un imbécile qui ne fait rien.
Les paysans circulaient dans les rues, s'arrêtant aux boutiques, et les femmes les suivaient avec de grands paniers vides et des gros sous pleins les poches. De longues charrettes avec des cercles, des
futailles, annonçant la prochaine récolte, étalaient en l'air leur timon, et les crieurs de casse-museaux, de réortes bien chaudes, de gâteaux de toutes sortes faisaient la joie des enfants qui s'accrochaient aux jupes de leurs mères.
Source : Gallica

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