Juliette Adam,
Le roman de mon enfance et de ma jeunesse
(1902)
“ Après avoir quitté la route d' Abbeville et être entrés dans le chemin de Berck , on ne trouvait plus ou presque plus de champs cultivés . Je crus voir le désert , tel que je me l' imaginai . Partout des monticules de sable mouvant au milieu desquels se trouvaient de tout petits villages , Berck venait le dernier et il était le plus lamentable de tous . Des huttes affreuses habitées par de pauvres matelots pêcheurs , que Liénard appelait des hommes primitifs et qui ne vivaient que du produit de leur pêche , s' étalaient misérablement disloquées et croulantes . ”
