James Fenimore Cooper,
L’Heidenmauer
“ Ulrike, tu connais mon cœur, dit-elle, toi qui es la sœur de mon affection, sinon de mon sang ; toi à qui aucune de mes pensées d’enfant, aucun de mes sentiments de fille ne furent cachés. Mon esprit n’était qu’un miroir du tien, réfléchissant chaque souhait, chaque impulsion, chaque désir. Toi qui sais combien Berchthold m’est cher, tu peux dire que lorsque le ciel me ravit son père, les devoirs seuls d’une mère m’engagèrent à vivre ; que pour lui j’ai supporté l’adversité sans murmures ; souriant lorsqu’il souriait, me réjouissant lorsque la légèreté de la jeunesse le portait à se réjouir ”
