Auguste Amaury, Le monastère de Meilleraie, ou Visite à Note-Dame de la Trappe (1857)
“ Ces magnifiques psaumes me transportaient d'aise. J'étais tenté de leur répondre avec le prophète : qu'il est doux, qu'il est beau d'habiter la maison du Seigneur ! Mais l'humble voiture du couvent était prête, elle n'attendait plus que moi : je fis mes adieux, mes remerciements au Père hôtelier, pour sa gracieuse hospitalité. A ce moment je crus sentir une larme qui s'échappait de ma paupière : on se fait si vite au bonheur, on croit si promptement à l'affection, à ce sentiment perdu, qui n'a plus guère d'asile qu'au monastère. ”
