Trappistes

Définition et enjeux

Félix Benoist,  Une visite chez les Trappistes… (1866)

“ Les Trappistes, ces hommes qui depuis leur fondation ont toujours tenu , pour la pénitence, le premier rang parmi les ordres religieux; les Trappistes, dont les longues veilles, les jeûnes rigoureux, les austérités, que l'on croirait au-dessus des forces humaines , le silence continuel et profond, image de la mort avec la vie, sont célèbres dans tout le monde catholique; les Trappistes, ces hommes exceptionnels, ne sont pas toujours justement appréciés, par cela même qu'ils portent le sentiment religieux jusqu'à l'enthousiasme, jusqu'au sublime. ”
Source : Gallica

Pierre Picquignot,  La Trappe mieux connue, ou Aperçu descriptif et raisonné sur le monastère de la Maison-Dieu… (1834)

“ Les Trappistes ne sont point tristes et maladifs, comme on le pense.
Les personnes du monde qui vont visiter la Trappe, s'attendent à n'y trouver que des gens tristes et abattus par les austérités, sombres et mélancoliques comme leur désert et les forêts qui l'environnent ; elles sont fort étonnées à la vue d'une réunion nombreuse de solitaires aussi heureux qu'austères, et dont l'air, la sérénité et tout le maintien annoncent la joie intérieure et cette paix intime que le monde ne peut donner. C'est la béatitude promise aux larmes de la mortification.
”
Source : Gallica

André Baillon,  Moi quelque part

“ Leur second manteau enlevé, les Trappistes se transforment : ce sont encore des moines, mais ce ne sont plus des morts.
Les frères travaillent dans les champs ; ils retroussent leur froc et l’on voit alors qu’ils ont des jambes, de grossiers pilons en sabots, entortillés de bandelettes, qui sont des bas.
Les pères ont des bas blancs, des chaussures noires, quelques-uns des sandales, comme nous des pantoufles.
Ils se promènent quelquefois autour de leur couvent, sous les allées de chênes.
”
Source : Wikisource

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