Léon Déries

Élements biographiques

Léon Déries Les Congrégations religieuses au temps de Napoléon (1929)

Des hommes choisis, épurés par le feu de la Révolution, auraient à cœur de ressusciter un corps qui n'a pas d'ailleurs été aboli par l'Eglise et qui a été autrefois si utile à la Société, aux Lettres, à l'Instruction publique. Pourquoi ne le serait-il pas encore si l'on veut bien le protéger? Les amis des Sciences pourraient-ils s'effaroucher de l'existence d'un ordre qui les cultivait avec succès? Les amis des mœurs ne béniraient-ils pas la résurrection d'une société qui formait la jeunesse à la vertu en même temps qu'aux sciences?
Source : Gallica

Léon Déries Sous la toge universitaire : souvenirs d'un inspecteur d'académie (1931)

Il n'en reste pas moins que le joug de l'Ecole est très lourd et que plus d'un ne réussira jamais à le secouer, que le plus souvent il ne l'essaiera même pas parce qu'il n'en sent pas le poids. Avec ses mille influences quotidiennes, les unes visibles, les autres invisibles, elle pénétre en nous à la façon de l'air qui pénétre dans nos poumons avec ses poussières, ses miasmes, ses microbes, éléments de vie ou de mort.
Le Lycée d'Angers en 1870 ressemblait à tous les établissements secondaires de l'Etat à la même date. L'action des maîtres n'est jamais nulle.
Source : Gallica

Léon Déries Les Congrégations religieuses au temps de Napoléon (1929)

Mais leur âme, les Congrégations ne voulurent pas la livrer à Napoléon, et, c'est en raison de ce refus qu'il ne se départit point à leur égard de cette rigueur qui est un effet de la crainte. De quoi a-t-il donc peur? Il a peur d'un principe mystérieux invisible, subtile, si subtile qu'il échappera toujours aux Fouché et aux Savary, qu'il lui échappera toujours à lui-même. Il a peur de l'esprit, de cet esprit dont il est jaloux parce qu'il n'est pas à lui, qu'il est à Dieu.
Source : Gallica

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