Résumé

Léon Déries Les Congrégations religieuses au temps de Napoléon (1929)

C'est une société de chrétiens fervents qui pour imiter les chrétiens de la primitive Eglise tendent par leurs réunions fréquentes à n'avoir qu'un corps et qu'une àme et à ne former qu'une seule famille, non seulement comme enfants de Dieu, frères de Jésus-Christ et membres de son corps mystique, mais comme enfants de Marie par une consécration spéciale à son culte. Toutes les règles, toutes les pratiques de cette société, tous les devoirs généraux et particuliers, l'esprit même de prosélytisme qui anime la congrégation, émanent de cette consécration à la Vierge immaculée.
Source : Gallica

Léon Déries Les Congrégations religieuses au temps de Napoléon (1929)

Les ordres religieux ne sont pas de droit divin, ils ne sont que d'institution ecclésiastique. S'ils existent, il est nécessaire qu'ils répandent la bonne odeur de Jésus-Christ. Conséquemment les établissements religieux sont de la nature de ceux que le Souverain peut permettre ou refuser sans blesser ce qui est de nécessité de salut. Il n'était plus temps de donner un nouvel élan à des institutions qui ne sont pas adaptées à l'esprit du siècle. Dans les choses qui tiennent à l'opinion, on est bien plus gouverné par les mœurs que par les lois.
Source : Gallica

Léon Déries Les Congrégations religieuses au temps de Napoléon (1929)

Non seulement par le genre de vie, par l'esprit, par la discipline, mais par la personnalité même, ces trois groupes de missionnaires qui sous une triple dénomination se livraient à la même entreprise, la propagation de la foi catholique et avec elle de l'influence française dans les pays lointains, ne ressemblaient en rien à aucune corporation de moines. Seuls pouvaient leur être comparés,
mutatis mutandis, les Messieurs de Saint-Sulpice. La Révolution ne les comprit pas moins dans son abolition universelle des ordres religieux.
Source : Gallica

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