Résumé

F. Grandidier Vie du Révérend Père Achille Guidée… (1867)

« Ah! mon cher Frère, quel soin vous avez de moi; vous êtes comme une bonne mère qui veille auprès de son enfant.
— Vous voulez rire, mon Père. — Non, cher ami, je dis ce que je pense ; que Dieu daigne vous récompenser ! » Un autre jour, il remercia avec effusion le frère infirmier, puis, tendant vers lui les bras : « Venez, cher Frère, dit-il, venez, que je vous embrasse.»
Monseigneur l'évêque d'Amiens vint le visiter dans les derniers jours de la maladie, et s'en retourna tout ému de l'invincible patience et de la profonde humilité du vénérable religieux.
Source : Gallica

F. Grandidier Vie du Révérend Père Achille Guidée… (1867)

Le P. Guidée aimait ses amis d'un amour vrai, aussi effectif que tendre et délicat. Comme il les aimait sincèrement, il croyait à leur amour; et comme il se sentait toujours prêt à se dévouer pour eux, il n'hésitait pas, dans l'occasion, à faire appel à leur dévouement. Son journal, le plus intime confident de son cœur, est rempli de traits charmants. Le P. Godinot quittait Saint-Acheul pour n'y plus revenir : « Je l'ai conduit jusqu'à la voiture, dit le P. Guidée ; car je ne le reverrai peut-être jamais. »
Source : Gallica

F. Grandidier Vie du Révérend Père Achille Guidée… (1867)

Sur son lit de mort, nous le verrons encore, après avoir dominé toutes les émotions, se laisser attendrir à la pensée de ses parents. En exprimant le désir de les voir tous sincèrement dévoués à Dieu, il se sentira vivement ému, et il ne pourra retenir ses larmes : tant l'amour des siens vivait en son cœur, même après cinquante années de renoncement religieux !
Il n'en était pas autrement de son affection envers ses unis. Ce doux sentiment de l'amitié, qu'il a si bien
connu, avait été, par la profession religieuse, non pas étouffé, mais purifié comme tous les autres et transformé.
Source : Gallica

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