Résumé

Histoire populaire illustrée de l'abbaye de Maison-Dieu… (1895)

Lorsqu'on n'est plus qu'à quelques cents mètres de l'abbaye, on est en présence d'un site ravissant. Qu'on nous permette de nous arrêter un instant devant les beautés de la nature sur laquelle Dieu s'est plu à verser tant de magnificence. « Rien n'élève tant mon âme vers le ciel, disait un saint religieux, rien ne m'unit à lui comme le grand spectacle de la nature, et cette impression est d'autant plus vive que cette nature est plus elle-même l'oeuvre unique de Dieu, plus exempte des travaux de l'homme, plus belle de sa primitive et virginale beauté. »
Source : Gallica

Histoire populaire illustrée de l'abbaye de Maison-Dieu… (1895)

Ainsi les moines ont choisi la vie du cloître, non pour avoir commis des crimes, mais parce qu'ils craignent l'ombre du péché ; non pour avoir subi de grandes déceptions, mais parce qu'ils ressentent un grand amour pour Dieu, qu'ils veulent glorifier, et pour leur âme, qu'ils veulent sauver.
Certes, il peut arriver qu'un malheur, une disgrâce éclatante, une contrariété profonde soient le point de départ d'une vocation religieuse ; mais alors la grâce vient purifier et rapporter à Dieu ou au salut éternel ce qu'il pouvait y avoir d'humain dans le principe.
Source : Gallica

Histoire populaire illustrée de l'abbaye de Maison-Dieu… (1895)

D'ailleurs le Trappiste ne cesse de parler aux hommes que pour mieux Parler à Dieu par la prière, et à lui-même par de saintes et utiles réflexions.
C'est en gardant le silence qu'on apprend l'art de parler et d'agir à propos. Le silence religieux éclaire l'esprit, produit, cultive et conserve les vertus ; il nous apprend la science des saints, celle de la prière, et nous unit à Dieu. Les plus grands esprits, les plus profonds génies, aiment à se retirer à l'écart
dans la solitude, au moins dans celle du coeur.
Source : Gallica

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