Joseph-Alexis Walsh,
Les veillées de voyage
(1845)
“ Déception que cette vue, pense Gusman, ce n'est plus elle... je l'ai tuée; mon épée est encore chaude de son sang... C'est son ombre, son esprit. Mais elle est venue à lui, mais elle a jeté ses bras autour de son époux frappé de stupeur, immobile comme une statue de marbre... A la fin, de la poitrine haletante, oppressée du malheureux Gusman, s'échappent ces paroles : — Fantôme qui m'étreins dans tes bras, qui es-tu? Si tu es l'âme de la femme adultère, comment ne brûles-tu pas des flammes de l'enfer? — Votre épouse, ô redouté seigneur, n'a point été infidèle, elle vit pour vous aimer. ”
